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Sport et diabète, ce n’est pas incompatible!

En France, presque 20 000 enfants sont atteints par le diabète. Pourtant, trop souvent, ces enfants diabétiques sont privés de sport. Un manquement dû à la crainte et à la méconnaissance de la maladie par l’enseignant (ou de l’éducateur), mais aussi d’une peur légitime des parents qui craignent pour la santé de leur enfant.

Comment vivre avec son diabète ?

Parents, enseignants et éducateurs doivent mesurer régulièrement le taux de sucre dans le sang (la glycémie) par le biais d’un appareil électronique. Il faudra ensuite ajuster ses prises de sucre selon le résultat du test. Une pompe à insuline peut aussi être utilisée pour réguler au plus vite cette glycémie. Une alimentation équilibrée participe à la bonne santé d’une personne diabétique.

 

Sport/EPS et diabète

La fréquente fatigue ressentie par l’enfant atteint de diabète de type 1 pousse trop souvent l’adulte à lui faire renoncer à une pratique sportive. Pourtant, en prenant quelques dispositions, celle-ci est réellement possible sans pour autant mettre en danger le jeune pratiquant et contribuera à sa bonne santé générale. Dans le milieu scolaire, la présence de cette maladie chez l’élève ne peut justifier une dispense en EPS. Néanmoins, les parents devront évidemment signaler ce cas à l’enseignant qui portera une attention particulière à l’enfant pour qu’il soit en sécurité.

 

Le déroulement d’une activité 

Avant de commencer l’activité sportive, l’enseignant ou l’éducateur devra obligatoirement mesurer la glycémie afin de réguler celle-ci si besoin avec une collation adaptée. Au cours de la pratique, l’adulte devra s’assurer fréquemment de l’état de fatigue et du ressenti de l’enfant surtout lors d’activités à fortes dépenses énergétiques (course longue, natation…). La durée de l’activité pourra donc être réduite ou aménagée (l’enfant peut par exemple devenir arbitre ou juge). Il est important que l’élève parle et témoigne de son état physique pour qu’il puisse profiter pleinement de la séance. L’adulte devra se montrer bienveillant et très attentionné envers le jeune pratiquant afin que celui-ci se sente en sécurité. Si tel est le cas l’enfant percevra ce moment comme une chance et non plus comme une contrainte supplémentaire s’ajoutant à sa maladie. Après l’activité, un temps de retour au calme est vivement conseillé. Des pratiques telles que la gym douce, la relaxation ou le yoga permettront à l’enfant une meilleure récupération physique et psychologique. Un nouveau test glycémique pourra alors être effectué pour s’assurer que tout va bien.

 

En conclusion

Un enfant atteint de diabète de type 1 (tout comme tout autre enfant !) doit profiter des bienfaits d’une pratique sportive régulière. Seulement, comme nous l’avons expliqué précédemment, quelques précautions impératives doivent être prises en amont. La création d’un climat de confiance entre enfant et adulte ainsi qu’une vigilance accrue de celui-ci participeront à l’épanouissement des enfants.

 

Gerald Chaput, professeur des écoles