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Éviter la spécialisation trop précoce

« Quand je serai grand, je serai un champion ! » Pour y parvenir, les stratégies sont nombreuses et la concurrence est rude dès le plus jeune âge. Afin d’avoir une longueur d’avance, doit-on obligatoirement se spécialiser dans une discipline le plus tôt possible, à l’image d’une Serena Williams ou d’un Tiger Woods ?

Si commencer un sport plus tôt donne un avantage certain, ce n’est en aucun cas un gage de réussite sur le long terme. L’évolution des connaissances et les données emmagasinées sur les dernières décennies – notamment sur les modèles de détection aux États-Unis ou en Russie – ont remis en cause certains aspects de la spécialisation précoce et valorisé les bénéfices d’une approche multisport.

Varier les activités est l’occasion d’apprendre de multiples habiletés motrices transférables entre les sports. Cela permet également de ne pas répéter intensivement toujours les mêmes mouvements et, par conséquent, de limiter les risques potentiels de blessures. Enfin, pratiquer différentes activités enrichira la curiosité et la motivation intrinsèque de votre enfant, en variant les plaisirs et les situations d’amusement.

À ce jour, aucun modèle n’est suffisamment fiable pour prédire le devenir d’un jeune sportif avant son adolescence, pour de multiples raisons (croissance, maturation précoce/tardive…). Profitez-en pour stimuler un maximum votre enfant avant qu’il ne décide de s’impliquer ou non à 100% dans un sport, car cela reste son choix avant tout.

Nicolas Cabaret